![]() 9 Mai 2008 - Actualité christianisme, société, religion Attention danger - Le premier livre du ‘’dérangeur de Dieu’’… |
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Ecrit sans grande prose, mais avec son coeur et son franc-parler légendaire, le premier livre de Carlos Payan vient de paraître ce jeudi 1er mai. Intitulé sans surprise «Unité, Onction, Guérison», son credo fétiche, il regorge de remises en question sur notre attitude, notre foi face à la guérison, et notre véritable désir d’unité. Incontestablement, ce pasteur évangélique est un «dérangeur de Dieu», pour reprendre la qualification de Gérard Daucourt, Evêque de Nanterre, et auteur de la préface. Mais que répondre à ce prédicateur qui nous invite à ne plus nous contenter de «tolérer» l’autre qui préfère l’église voisine, mais à faire l'effort de parvenir «jusqu’à l’amour» ?
L’accuserions-nous d’être un hérétique ? Un loup déguisé en agneau ? Un horrible porte-voix de l’œcuménisme ?... Beaucoup seraient certainement tentés de lui jeter la première pierre. Mais au fait, que raconte-t-il réellement sur l’unité des chrétiens ? Peut-on lui reprocher de déclarer : «Mes frères protestants m’ont appris Sola Déi Gloria et Sola Scriptura, mes frères catholiques m’ont ouvert à la compassion et à la miséricorde qui l’accompagne, mes frères évangéliques m’ont transmis la louange et le zèle de la proclamation, et mes frères juifs messianiques me rappellent que le Messie est fils de David, et que c’est par eux que vient le salut» ?
De toute manière, soyez en assuré, vos reproches, il n’en a que faire ! Non pas qu’il s’illusionne d’être déjà parvenu à l’excellence, mais il sait pertinemment que si l’on ne veut pas être critiqué, il est préférable «d’aller faire la sieste». La critique fait partie du package offert lors de l'appel au Ministère. Et si Carlos Payan est blindé, c’est parce qu’il n’a pas dû attendre très longtemps d'avoir à se justifier de son atypisme. Après sa conversion, il s’est marié avec Agnès. La cérémonie s’est déroulée dans un temple protestant réformé, avec un diacre évangélique, et des chantres catholiques. «Mais, tu es quoi ?», lui ont alors demandé en choeur les invités, avides d'étiquettes. Dans son ouvrage, il nous révèle sa réponse : «Je pense que j’appartiens au Christ. Je suis Protestant, avec une théologie plutôt évangélique, mais je prêche dans toutes les Eglises, très souvent catholiques, mais aussi réformées et luthériennes, et je n’ai aucune schizophrénie, ni aucun syncrétisme. Je suis libre avec ce Dieu qui me libère pour aimer les autres tels qu’ils sont».
Sur ces bonnes paroles, un chapitre se clôt, et un autre tout aussi passionnant nous empêche d’aller nous coucher. Après l’unité des chrétiens, Carlos aborde le sujet épineux de la guérison, en prenant soin de rappeler qu’il n’est «en rien possesseur du pouvoir de guérison», même si le quotidien Le Monde l’a dépeint comme un «Guérisseur évangélique». En outre, il tient également à préciser d’emblée que «la médecine et la prière ne s’opposent pas, elles se complètent, et Dieu intervient par tous». Cependant, derrière cette prudence et ce souci d’équilibre, réside une foi réelle en la puissance de Dieu. Et au sujet des pasteurs ou prêtres qui ont transformé leur église en musée, il explique avec sa franchise habituelle : «Comme ils n’osent pas prier pour les malades et qu’il n’y a pas de guérison, ils se persuadent que Jésus ne guérit plus. Mais en réalité, tant que vous ne priez pas pour les malades, vous ne verrez pas de guérisons ! Dans les églises primitives, les malades étaient les bienvenus, il y avait une place pour eux». Nos églises modernes seraient-elles alors devenues poussiéreuses ?
Je n’en dévoile pas plus ! Mais soyez averti que ce livre plein d’humour et de provocations salutaires, risque de faire mal à l’ego et de oindre d’huile certaines convictions rouillées. Et si, in fine, l’argumentation du pasteur Carlos ne vous sied guère, je suis au regret de vous annoncer que vous risquez de devoir le tolérer encore pas mal de temps. D’autant plus qu’il y a six mois, alors qu’il subissait une lourde opération, il a fait cette terrible déclaration, que nous attribuerons à la forte dose de morphine qu'on lui injectait : «Jésus, si tu me relèves, c’est promis, je continue à les embêter !». Au vu de sa fougue manifeste sur l’estrade du Parc des Expositions de Cergy Pontoise, lors du récent week-end de l’Ascension, il est à craindre que Carlos Payan ait bel et bien été relevé par la main de Dieu… ça promet !
Paul OHLOTT
Payan, Carlos. -Unité, Onction, Guérison-. Première Partie, mai 2008, 190p. 15€.

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Récemment interrogé par le TopInfo, Steven Dixon - le Directeur des éditions Farel- expliquait qu’un bon livre évangélique s’écoulait généralement à «5000 exemplaires sur une période de trois à cinq ans». Ainsi donc, ...
avec 3500 exemplaires vendus en l’espace de trois mois seulement, le premier livre de Carlos Payan, intitulé «Unité, Onction, Guérison», s’annonce d’ores et déjà comme étant un best-seller, au sein de la catégorie des ouvrages «évangéliques français».
Sans grande surprise, en conservant son style simple et direct, le «dérangeur de Dieu» a su trouver les mots pour attirer un lectorat important, en très peu de temps. Son éditeur prévoit d’ailleurs une réédition pour la rentrée. L’ancien communiste militant peut alors se réjouir d’être devenu pasteur, car dans sa jeunesse, vendre «l’huma» n’était pas aussi aisé ! Récompense d’un choix inspiré ?
Parallèlement au succès de son livre, le «Père Payan» fait toujours recette auprès des médias, en raison de son profil atypique. Une journaliste du Point a participé à l’un de ses «salons privés de guérison», après avoir assisté à la grande Convention de l’Ascension au Parc des Expos de Cergy Pontoise. Un article paraîtra dans l’un des prochains numéros.
Paul OHLOTT
GUERISON DIVINE DANS LES BEAUX QUARTIERS / Article du Christianisme aujourd'hui, Novembre 2008.
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Mission
Liban article de presse
AN-NAHAR Lundi 29 janvier 2007 (à la p. 21)
Son point commun avec le Père Emiliano Tardif est d’être armé de la force du
Saint Esprit
Le Pasteur Carlos a quitté le Liban promettant une nouvelle visite
Il fait la prière de guérison spirituelle et corporelle…
A la fin de la semaine dernière, plusieurs habitants du village de New Shaylé
ont fait circuler la nouvelle de la visite du pasteur Carlos Payan dans la
région de Kesserwan : c’est le pasteur qui guérit par la force de l’Esprit Saint
les cœurs, les âmes et les corps malades.
Ce pasteur d’origine française qui quitte le Liban aujourd’hui a visité notre
pays en septembre dernier pour rencontrer les libanais en l’Eglise Saint-Joseph
à Ajaltoun. Suite à la demande de beaucoup de gens, il est revenu à la fondation
Saint-Michel à New Shaylé,
A la lumière des propos qui ont circulé parmi les gens, nous avons été hier soir
à ladite fondation pour essayer de rencontrer le pasteur français Carlos Payan
lequel s’est présenté comme « armé de la force du Saint Esprit pour guérir les
âmes alourdies par les soucis, les cœurs éprouvés et les corps malades ». Les
faits que nous avons vu hier dans la salle de ladite fondation ne diffèrent
point des évènements qui ont eu lieu au cours des rencontres entre le feu Père
Tardif et les gens. Cependant les libanais qui vivent actuellement dans des
circonstances difficiles pourraient avoir besoin de mieux s’approfondir dans les
directives du Père Carlos Payan, lequel a insisté, dans son discours, sur
l’importance d’adopter l’amour, l’espoir, l’espérance et la paix dans la vie
quotidienne de façon générale, et en particulier dans le comportement des
libanais- surtout tous les libanais- comme il nous as dit.
Il est certain que le Père Carlos Payan, invité au Liban par le groupe « Lumière
du monde » a reflété, dans son discours, une force de personnalité et un pouvoir
évident à capter l’attention de l’assemblée et l’écoute totale de sa parole. De
plus, toute l’assemblée participait aux cantiques et prières de Payan, de celles
du conseiller du groupe « Lumière du monde » le Père Roger Karam, ainsi que
celles du responsable du groupe Charbel Abi Chacra et de ses collègues. Cette
atmosphère de gaieté a diffusé dans l’assemblée quiétude et joie, ce qui a
poussé certains à applaudir de joie.
Profil du Père Payan
Qui est le Père Carlos Payan qui rencontre les foules dans différents pays dont
la France, l’Italie, l’Espagne et les Etats-Unis ? En vérité, nous avons eu la
possibilité de rencontrer « Carlos » - comme certains l’appellent - peu avant sa
prière de guérison des malades. La personnalité de cet homme nous a paru, d’une
manière évidente, forte et solide. Cela se voit dans sa maîtrise de la parole en
public. Nous l’avons interrogé sur son identité, il nous a regardé attentivement
puis nous a donné une copie d’un article écrit à son sujet par le journaliste
Benjamen Cost dans le numéro de janvier 2007 de la revue hebdomadaire catholique
« Famille Chrétienne ». Dans son article, Cost souligne que Carlos d’aujourd’hui
est différent de Carlos d’hier. Cet homme qui a aujourd’hui 43 ans était
communiste. Il a fait la connaissance de Jésus-Christ par l’intermédiaire d’un
missionnaire américain qui lui a glissé un Nouveau Testament dans la poche.
Cost résume la vie du pasteur Carlos comme étant un homme marié qui a 4 enfants.
C’est un pasteur évangélique qui voyage dans le monde pour prêcher Jésus-Christ.
Il confirme dépasser tous les obstacles auxquels il est confronté, quels qu’ils
soient, et consacre sa vie pour l’aide de l’homme en général, du chrétien en
particulier sans tenir compte de son rite. Cost souligne que, lors de son
entretien avec Carlos, ce dernier lui avait dit que les malades lui faisaient
peur.
Cost continue en disant de Carlos ce qui suit : « Avant, je ne priais pas pour
les malades, et ceci éloignait d’eux la guérison ». Carlos est aujourd’hui ceci
: « J’ai fait une promesse à Jésus et à moi-même de prier pour la guérison des
malades ; c’est ce qui arrive effectivement. J’ai remarqué certaines guérisons
chez les malades, certaines sont spirituelles d’autres physiques ».
Mais alors, comment le pasteur Carlos s’est-il impliqué dans cette mission ? Il
nous as regardé en souriant puis nous a dit : « Depuis quatre ans, le Seigneur
Jésus m’a appelé à prier pour les malades parce qu’il m’a inspiré que la prière
leur manquait. J’ai écouté Jésus m’appeler à accomplir ce devoir ».
A propos des doutes qui pourraient concerner son action pastorale : « Le doute
est normal chez les gens. Cependant, à ce stade, je me demande si certains ne
doutent-ils pas de la capacité d’un médecin à guérir ses propres malades ? La
prière pour les malades est basée sur beaucoup d’amour, de compassion et de
miséricorde. Lorsque je commence à prier pour un malade, je suis certain que
l’invocation de l’Esprit Saint sèmera dans son âme un bon noyau de guérison de
sa maladie ». Il a ajouté : « Dès lors, nous attendons que ce noyau germe chez
les uns alors qu’elle se détériore chez les autres. Que tout le monde sache que
la guérison spirituelle est une des priorités de Dieu alors que la guérison
physique ne prend pas cette importance. Etre en paix : c’est le salut que nous
tous cherchons ». A propos de sa rencontre avec les libanais et de son amour
pour le Liban, il a dit ce qui suit : « J’ai ressenti chez les libanais leur
crainte de s’accrocher à l’espoir. Je les invite à avoir de l’espérance et de
s’y accrocher, afin que celle-ci soit, par la puissance de l’Esprit Saint, un
noyau de guérison et de foi. Les libanais ont le droit d’être heureux et de
sentir la joie. Ils devraient croire au Liban et être convaincus que l’amour et
le don sont des sources de guérison spirituelle et physique ».
Il a considéré que ce qui le joint au Père Emiliano Tardif est la foi en la
puissance du Saint Esprit à guérir les cœurs, les cerveaux et les corps.
Finalement, il a promis de revenir au Liban en s’armant de sa foi en Saint
Charbel qu’il a visité au couvent Saint-Maron à Annaya, lui qui s’est compté sur
son huile sainte pour bénir les croyants et prier à l’intention de leur
guérison.
Le groupe « Lumière du monde »
Le conseiller du groupe « Lumière du monde », le Père Roger Karam a certifié «
l’importance du Saint Esprit dans l’Eglise et de son œuvre dans la nouvelle
évangélisation selon ce que disait le pape Jean-Paul II ». Puis, Karam a noté
que le groupe Lumière du monde est un groupe qui ouvre son cœur à l’Esprit Saint
et inter réagit avec son action. Ensuite il a ajouté : « nous organisons des
rencontres hebdomadaires avec les jeunes chrétiens de tous rites dans le but
d’œuvrer pour l’union de l’Eglise. Le conseiller spirituel Père Antoine Sadaka,
prêtre marial, accompagne le groupe dans son cheminement ». Il considère que le
pasteur Carlos Payan offre un nouveau message non traditionnel adopté inter
agissante avec le grand public.
Quant au responsable du groupe « Lumière du monde », Charbel Abi Chacra a
affirmé avoir rencontré Carlos au cours de ses études à Paris, en considérant
avoir rassemblé certains amis dans la foi au sein de ce groupe, pour mieux
connaître le Christ par la prière et l’organisation des réunions et séminaires
touchant à des sujets divers, tels que : la résurrection du Christ, le salut
éternel et d’autres sujets encore.
« Nous sommes restés à la prière de guérison des malades pour écouter Carlos
prier. Il priait à haute voix et appela une femme, dans la foule, à se montrer
parce qu’elle avait besoin d’aide ;
En effet, Carlos eut peur pour elle car sa volonté de se suicider la dominait et
elle avait besoin d’aide pour dépasser cette situation. Le silence régnait dans
l’assemblée. Ce fut un silence transpercé par les pleurs de certains. La dame
aurait-elle eu le courage de se manifester devant tout le monde, ou bien
aurait-elle attendu la fin de la prière ? Nous ne le savons pas car nous avons
quitté la salle avant de savoir ce qui s’est passé.
R.F.
11 Septembre 2006
Ensemble... des vacances bénies
par Claire
La région fourmille d’excursions intéressantes et de lieux de baignades
agréables. Le camping est simple mais bien aménagé et ombragé. Le lieu
privilégié pour les rencontre : la tente des repas (pas obligatoires), le café
après le déjeuner sous la pinède, mais aussi la lessive, la vaisselle… C’est si
bon de se trouver là entre chrétiens de différentes confessions, unis par le
Christ. Ici point de « chacun pour soi », point de musiques tonitruantes ; si
votre voisin met de la musique, tendez l’oreille : des chants de louange!
J'avais déjà pu apprécier le charme de l’endroit en d'autres occasions,
cependant ce n’est pas cela qui m’a décidée à retourner à Gagnières mais une
session sur le thème, « Ensemble, là où le Seigneur envoie la bénédiction »,
avec Carlos Payan (pasteur évangélique) et Guy Lepoutre (Jésuite). J’avais déjà
eu l’occasion de les entendre en Belgique et c’est un régal.
Difficile de résumer en deux lignes ce qui nous a été dit : je retiens cette
invitation énergique à regarder plus haut que ce qui nous divise, et à respecter
l’autre dans ses conceptions. Carlos illustrait cela par une anecdote : invité
chez des catholiques, il a su qu’ils avaient retiré toute leurs icônes, tout ce
qui ne leur semblait pas de nature à lui plaire ; mais lui a dit à son hôte
qu’il n’aurait pas dû : c’est pour lui, tel qu’il est, qu’il venait ! Une
anecdote parmi tant d’autres … Conclusion : pourquoi avoir honte de ce qui nous
distingue ? L’essentiel est ailleurs. Ici, la pratique se joint à la théorie :
j’ai vite appris à ne pas demander trop vite à mes interlocuteurs de quelle
confession ils étaient ; quelle importance ?
Ainsi, j’ai pu partager à une sœur évangélique des moments forts que j’avais
vécus il y a quelques années avec Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ; étant bien
entendu que tout cela avait été pure miséricorde du Seigneur, elle a très bien
reçu ce que je lui racontais, et m’a raconté à son tour ses moments forts. Je
retiens de ce séjour une atmosphère d’amour, de respect des autres et de
délicatesse.
Vraiment, j’ai passé là les meilleures vacances de ma vie, et l’an prochain, je
retourne à Gagnères, c’est sûr. Si mon petit récit vous a donné envie d’y aller
faire un tour, voici l’adresse où vous pourrez trouver de plus amples
informations :
Centre chrétien de Gagnières
30160 GAGNIERES (Gard)
Tel. : 04.66.25.02.67
Fax : 04.66.25.19.27
29/05/2006
Source : Christianisme Aujourd'hui
Plus de 5000 personnes se sont attendues à la guérison durant trois jours
Jeudi, vendredi et samedi, plus de 5.000 personnes ont participé à la grande
rencontre de guérison organisée par «Paris tout est possible» à Cergy-Pontoise.
Plusieurs orateurs français et internationaux, ainsi que des représentants des
diverses confessions chrétiennes, y ont pris la parole et ont prié pour la
guérison des malades.
Les guérisons instantanées et attestées par les médecins n'ont pas été très
nombreuses. Pour Carlos Payan, organisateur de la manifestation, et comme l'ont
rappelé plusieurs orateurs, «nous ne sommes pas ceux qui guérissent, seul Dieu
guérit».
Source : Christianisme Aujourd'hui
19-03-2006
La croix
Catholiques et évangéliques vers l'unité
Plus de 2 000 chrétiens, de sensibilité évangélique ou charismatique, se sont
retrouvés du jeudi 16 au dimanche 19 mars dans la banlieue parisienne
Pendant trois jours, de jeudi 16 à dimanche 19 mars, les docks anonymes de la
Plaine-Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) ont résonné des louanges au Seigneur.
C’est en effet dans cette ville, non loin du Stade de France, que le mouvement
Embrase nos cœurs a organisé sa 9e Conférence. Samedi 18 mars, plus de 2.000
personnes étaient au rendez-vous. Venues de Paris et de la banlieue, de la
province et de l’étranger. Issues pour la plupart des groupes évangéliques ou
charismatiques du protestantisme et du catholicisme.
Foule colorée, plurielle, où se mêlent en toute simplicité les générations (dont
beaucoup de jeunes), les origines ethniques et les classes sociales. « Si nous
sommes rassemblés dans cette conférence, précise le programme de la rencontre,
c’est parce que, pour beaucoup d’entre nous, non seulement nous croyons que Dieu
existe, mais nous l’avons rencontré. Nous voyons son amour et sa puissance à
l’œuvre dans nos vies et nous désirons aller plus loin encore dans cette
relation intime avec lui. »
« Louez Adonaï. Toutes les nations du monde. Tous les anges et tous les saints
te louent. Louez Adonaï. » Entraînés par les groupes Paris en feu (évangélique)
et Kerygma (catholique), les voix s’élèvent, puis les yeux se ferment, les bras
levés se tendent vers le ciel, les corps marquent le rythme. Inlassablement, les
chants sont repris, modulés à l’infini. Les voix se croisent et s’entremêlent,
tantôt fortes et puissantes, parfois légères, à peine audibles. Les visages,
recueillis, semblent apaisés.
"Prier avec des gens d’autres confessions, c’est magnifique"
« C’est toujours une joie de pouvoir dire au Seigneur qu’on l’aime, confie Sœur
Sonia de la Résurrection, une jeune religieuse du Bon Pasteur, aux environs de
Lille. C’est pour cela que je suis venue. Pour avoir des temps d’intimité avec
le Seigneur, pour pouvoir bénéficier d’enseignements de qualité. Pouvoir prier
avec des gens d’autres confessions, c’est magnifique. » Sur l’estrade, les
orateurs se succèdent. Saïd Oujibou, marocain et chrétien, pasteur évangélique à
Trappes, dit comment « Jésus a embrasé et enflammé nos cœurs », comment il est
présent dans les populations musulmanes des banlieues.
Tom Hess, un Californien établi sur le mont des Oliviers à Jérusalem où il
exerce un ministère de réconciliation entre les peuples, s’appuie sur les textes
du prophète Zacharie et de l’Apocalypse pour commenter le thème du rassemblement
: « L’Esprit et l’Épouse disent : “Viens. Oui, viens Seigneur Jésus”. » Heidi
Baker, en larmes, raconte comment l’Esprit agit au Mozambique, où elle travaille
auprès d’enfants défavorisés. Le public, apparemment satisfait, écoute, réagit,
applaudit, murmure des louanges et des actions de grâce.
Engagé dans le Renouveau depuis 1973, le P. Guy Lepoutre, jésuite, a rejoint le
mouvement Embrase nos cœurs en 2001. Il est aujourd’hui membre du comité
d’organisation. « Des hommes et des femmes de toutes les Églises chrétiennes,
rappelle-t-il, ont été touchés par l’effusion de l’Esprit. Ils ont un grand
désir de louer le Seigneur et de s’unir dans la présence et dans la louange de
Dieu. En laissant s’exprimer leurs émotions. Ensemble, avec les protestants de
différentes confessions, mais aussi avec les juifs messianiques, nous faisons un
véritable travail de réconciliation. En tant que catholiques, nous devons avoir
un cœur fraternel avec les évangéliques. Il faut qu’on s’apprivoise. »
« Ici, tout le monde arrive avec son étiquette, poursuit Carlos Payan, pasteur
évangélique, responsable de l’association “Tout est possible”. Mais durant la
conférence, on se retrouve frères. Pas frères dans la théologie, mais frères
dans la foi. La bataille entre catholiques et évangéliques n’aura pas lieu. On a
décidé, non de se tolérer, mais de s’aimer. Ici, on fait l’unité, en respectant
toutes les Églises. »
"Lieux de connaissance mutuelle et de témoignage commun"
Le pasteur Gill Daudé, chargé des relations œcuméniques à La Fédération
protestante de France, est d’ailleurs allé saluer l’assemblée vendredi. Le P.
Michel Mallèvre, directeur du service national pour l’unité des chrétiens, était
présent samedi après-midi. « Personnellement, confie-t-il, j’ai beaucoup de
liens avec les évangéliques. De plus, je suis persuadé que des initiatives comme
celle-ci constituent des lieux de connaissance mutuelle et de témoignage commun.
Ils ont leur place dans l’Église. »
Les orateurs ont achevé leurs interventions. Le P. Lepoutre, qui assure le fil
rouge de la journée, invite ceux qui souhaitent confier leur manque de foi et
leur tiédeur à s’avancer. Des « équipiers de prière » sont prêts à les écouter,
à les soutenir. Durant la prière en effet, des corps sont pris de tremblements
et de secousses, s’affaissent et s’allongent sur le sol. « Ils tombent dans le
repos de l’Esprit-Saint, comme endormis pour que Jésus puisse œuvrer en eux,
explique Dominique Michau, agriculteur dans l’Essonne. Tous les verrous qui font
obstacle à Jésus sont brisés. »
Sur un fond musical, la foule se disperse. Des groupes se forment. Des liens se
tissent ou se renouent. Membres de la Communauté des Béatitudes ou jeunes
évangéliques de Paris, catholiques et protestants au diapason d’une foi commune
en Jésus et en l’action de l’Esprit-Saint.
Bernard JOUANNO
Embrase nos cœurs, une association œcuménique
Au début des années 1990, le pasteur de l’église réformée de Paris-Belleville
entend parler de « l’action de Dieu » dans une église de Toronto. Il s’y rend et
à son retour envisage de lancer une initiative analogue de louange, de prière et
de réconciliation. La première conférence en France a lieu en 1998. Le comité
d’organisation est aujourd’hui composé de catholiques (prêtre et laïcs) et de
p
15/05/2006
Source : Le Monde
Carlos Payan, guérisseur évangélique
Cet homme a deux vies. Le jour, il travaille au service du président d'une
grande collectivité territoriale. Il côtoie des élus de tout bord. Il n'en dira
pas plus. Même s'il ne cache pas sa foi sous son costume cravate, il tient à
séparer les genres.
Et puis, il y a l'autre Carlos Payan. Le pasteur protestant évangélique,
rattaché à une Eglise indépendante. Une vedette dans son domaine. Le soir ou le
week-end, il laisse venir à lui les accidentés de la vie, les blessés de l'âme.
Carlos Payan guérit. C'est sa spécialité. Il a créé, en 2003, une association
dont le nom est tout un programme: "Paris, tout est possible".
Un premier rassemblement s'est tenu à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), en
novembre 2004. Puis un autre l'année suivante, avec toujours plus de succès:
2.500 fidèles. Des protestants, des catholiques, mais aussi des juifs
messianiques, qui croient que "Jésus-Yéchoua" est le Messie, et d'ex-musulmans
convertis au christianisme, qui prient "pour la baraka dans les banlieues". La
notoriété de Carlos Payan est désormais acquise, au-delà de la capitale. Il
sillonne la France, un week-end dans l'Ain, un autre en Normandie, une soirée
dans l'Hérault. Les foules se déplacent. "Je pense que je vois entre 2.000 et
3.000 personnes par mois", estime-t-il.
Ce vendredi 24 février, la destination est Châlons-en-Champagne (Marne). La
communauté charismatique catholique Le Rocher a organisé une "convention", avec
une "grande soirée de guérison", au parc des expositions, sur une zone
d'activités sans âme, à côté de l'hypermarché Carrefour. Carlos Payan est
l'invité vedette. Mais il y a aussi le Père dominicain Rémi Schappacher,
spécialiste du "repos dans l'esprit": il lui suffit de poser ses mains sur la
tête des croyants pour que ceux-ci tombent par terre, comme foudroyés. Il y a le
Frère Marie-Angel, aumônier adjoint des pompiers de Paris. On le surnomme le
"moine-pompier", avec ses grosses bottes de cuir et sa robe de bure. Il vient
d'écrire un livre intitulé Du feu de Dieu (Presses de la Renaissance). Il y a
aussi Jean-Luc Trachsel, un beau blond suisse, président pour l'Europe de
l'Association internationale des ministères de guérison. Un réseau mondial,
fondé par un couple de pasteurs américains. Car la guérison se joue des
frontières entre les continents et entre les Eglises. Pentecôtistes protestants
et charismatiques catholiques communient dans une même ferveur. L'évêque de
Châlons, Mgr Gilbert Louis, a même cautionné ce week-end, en acceptant de
présider la messe du dimanche.
Carlos Payan est censé prendre la parole à 15 heures. A l'heure dite, c'est un
orchestre qui monte sur scène et chauffe la salle avec des chansons pieuses, sur
fond de guitare et synthétiseur. "L'agneau de Dieu est digne de régner! L'agneau
de Dieu est souverain!" Une heure de musique qui fait chavirer le public. Une
jeune handicapée moteur danse sur son fauteuil roulant. Enfin, Carlos Payan, à
16 heures, déboule sur la scène. C'est peu dire. Il saute sur place, agite les
mains, chante. Le pasteur Payan est un artiste avant d'être un guérisseur. Il
prêche, il mime, il raconte des histoires. Par exemple celle du billet de 20
euros. Un grand classique. "Vous voyez ce billet. Qui en veut? Tout le monde. Eh
bien, je le roule sous les aisselles, je le piétine, je le déchire. Qui en veut?
Vous, Madame? Parce qu'il suffit de le recoller et de l'échanger à la Banque de
France. Il vaut toujours 20 euros. Eh bien, avec Jésus, c'est pareil. Quels que
soient votre histoire, votre passé, vous avez toujours autant de prix aux yeux
de Jésus."
Le pasteur touche son public avec des mots simples, des phrases qui vont droit
au cœur. L'orchestre entame un nouveau chant: "Dieu d'amour, entre dans les
cœurs, entre dans les vies..."
Un frémissement parcourt le public. Les choses sérieuses commencent. Carlos
Payan poursuit au micro: "Il y a trois personnes dans l'assistance qui ont pensé
au suicide. Approchez-vous, ceux qui souffrent dans leur cœur." Une quarantaine
d' hommes et de femmes de tous âges, se lèvent et s'agglutinent au pied du
podium. Carlos Payan passe devant eux, pose ses mains sur leur tête. "Par le nom
de Jésus, guéris!" Ceux qu'il touche tombent raides sur le sol.
Mais le thaumaturge veut guérir toute l'assemblée. Alors, il souffle dans son
micro. "Esprit, libère les coeurs!"
La salle tangue, comme sous l'effet d'un coup de vent. Une jeune femme est prise
d'une crise ininterrompue de fou rire. Une vieille dame s'effondre sur sa
chaise. Beaucoup de gens pleurent toutes les larmes de leur corps. Carlos Payan
fait baisser la tension: "Ne soyez pas inquiets, tout cela est normal..." La
musique reprend, la ferveur des cantiques ramène le calme.
Autre décor: un appartement cossu du 6e arrondissement de Paris, meublé avec
goût. Une atmosphère vieille France. Des tableaux XIXe, des bergères, une
cheminée de marbre. Une quarantaine de personnes sont assises en cercle autour
de Carlos Payan pour un "salon de guérison". Le principe est un peu celui des
réunions Tupperware. On invite des connaissances, par le bouche-à-oreille. Tous
ont une bonne raison d'être là. Maladie? Blessure secrète? Crise de foi?
Peut-être simplement la curiosité. Le pasteur commence par distribuer un petit
texte, qui contient une mise en garde: "Tous ne seront pas guéris", est-il
écrit. Puis il fait sa petite prédication. Quelques habitués témoignent des
"grâces" qu'ils ont reçues lors de précédentes soirées. Une femme en a fini avec
ses maux d'estomac. La jambe d'un médecin a guéri miraculeusement. Son couple
aussi est raccommodé. Une femme a pu sortir son fils de la drogue. Arrive
l'heure des guérisons. Chacun ferme les yeux. Carlos Payan invite successivement
ceux qui veulent se convertir, puis les "blessés du cœur", et enfin les malades
à lever la main. Il les bénit. On rouvre les yeux, on se regarde, on se demande
si son voisin a levé la main... Pour les cas les plus graves, le pasteur Payan
emploie de "l'huile de Jérusalem", avec laquelle il frotte la partie du corps
malade.
Ces salons de guérisons attirent surtout des catholiques, souvent issus de la
bonne bourgeoisie, quelques vieilles comtesses, des journalistes, des gens du
show-biz, des diplomates, et même - susurre le pasteur - des femmes de
ministres...
Carlos Payan organise aussi des prières pour les hommes d'affaires "afin qu'ils
augmentent leurs bénéfices". "Bien entendu, à condition qu'ils fassent un bon
usage de ces profits", ajoute-t-il aussitôt. Le pasteur Payan n'a aucun complexe
avec l'argent. Nul ne verse son obole à l'issue de la séance. "Je ne vis pas de
ma prédication. C'est ma passion. Je vis de mon salaire de fonctionnaire, c'est
tout. On me reproche de m'occuper des riches, se défend-il. Mais pourquoi faire
du racisme social? Eux aussi ont besoin d'être guéris."
Les racines de Carlos Payan sont pourtant à gauche. Ce fils de républicains
espagnols a coutume de dire qu'il est passé "de la génération Mitterrand à la
génération Jésus". "J'étais adhérent aux Jeunesses communistes, plus par respect
pour mon père que par conviction. Je votais plutôt socialiste. A la maison, on
chantait "Accroche à ton cœur un morceau de chiffon rouge..."." Et puis Jésus
lui est tombé dessus, un jour de 1981 où il vendait L'Humanité Dimanche sur un
marché. Un groupe de chrétiens évangéliques lui a glissé un Nouveau Testament.
Il l'a lu. Il est tombé à genoux au pied de son lit, le poing levé, promettant
de servir Jésus comme il avait servi le parti... Son père a pleuré le jour de
son baptême. "Pour une partie de ma famille, c'était une trahison."
Sa vocation de guérisseur est venue en 1983. Il assistait à un rassemblement
autour du Père Emiliano Tardif, un prêtre catholique canadien réputé pour ses
guérisons miraculeuses. "J'ai dit à Jésus: "Je voudrais être un jour comme ça!"
Le don lui serait venu un peu plus tard. Carlos a fréquenté assidûment les
milieux charismatiques. Il s'est rendu compte, affirme-t-il, que Jésus opérait
des miracles à travers lui.
Il s'efforce d'entretenir de bons rapports avec les clergés catholique et
protestant. Le 2 février, il a invité le pasteur Jean-Arnold de Clermont,
président de la Fédération protestante de France, et Mgr Gérard Daucourt, évêque
de Nanterre (Hauts-de-Seine), à "un temps de louanges" au temple de la
Rédemption à Paris. Mgr Daucourt se déclare favorable au dialogue: "Certains de
mes confrères sont plus méfiants. Je n'ai pas assisté aux soirées de guérison.
Je ne suis pas du genre à crier trop vite au miracle. Mais je pense que Carlos
Payan est loyal et qu'on peut faire un bout de chemin avec lui."
Impossible de vérifier si les miracles opérés par le ministère du pasteur Payan
sont avérés. "Je ne tiens pas la comptabilité des guérisons", prévient-il
d'emblée. Il ose tout de même une statistique: "Parmi les gens qui viennent me
voir, 5% à 10% sont guéris." Rien ne lui fait peur. Il parle de jambes trop
courtes qui ont repoussé, de cancers guéris... Une seule chose est sûre: il a
prié pour que l'homme politique qu'il sert soit réélu. Et il l'a été.
Xavier Ternisien
Le Monde
Protestants (réformés et évangéliques), dont plusieurs sont membres de la
Commission charismatique œcuménique francophone (Ccof). Les valeurs qui
inspirent l’association sont l’amour du Père, l’intercession et la soif de
réveil, et l’appel à l’unité. Embrase nos cœurs participe aussi à l’organisation
d’événements interconfessionnels comme l’action nationale d’intercession pour la
France : 40 jours de jeûne et de prière pour notre pays.
Association Embrase nos cœurs , 97, rue Julien-Lacroix, 75020 Paris. Tél. :
01.46.36.56.53.
Mardi 02/05/2006
Carlos Payan, pasteur charismatique œcuménique. Président de l'association
charismatique œcuménique « Paris tout est possible » qu'il a fondée en 2003, le
pasteur évangélique. Carlos Payan, 43 ans, préside des « services de guérison »,
dont plusieurs se dérouleront à Saint-Ouen.
Il était destiné à prêcher le communisme et à vendre L'Humanité sur les marchés,
comme ses parents. Mais depuis un quart de siècle, c'est l'Évangile que Carlos
prêche, sans complexe. À 18 ans, Carlos Payan tombe sur un Nouveau Testament : «
Plus je lisais, plus j'étais en feu. » Au bout de quelques jours de lecture,
Carlos lance un défi à Dieu : « Si tu existes, donne-moi un signe, que mon père
me prête sa voiture, et ça a marché ! » Quelques mois plus tard, il décide de
devenir pasteur évangélique et, préférant se former sur le tas, devient adjoint
du pasteur de Mâcon (Saône-et-Loire) tout en suivant les cours par
correspondance de l'Institut biblique décentralisé (évangélique).
En tant qu'agent d'entretien - marié à 22 ans, Carlos est père de quatre enfants
-, il travaille tôt le matin et tard le soir, ce qui lui laisse du temps pour
évangéliser. En 1990, il est consacré dans le ministère pastoral et nommé à
Mâcon où il reste quinze ans. Devenu fonctionnaire territorial, il arrive à
Paris et se voit rattaché au temple réformé de Belleville. Mais Carlos y célèbre
rarement le culte dominical, tant il est sollicité pour des soirées « de prière
et guérison » à travers la France.
En 1997, Carlos devient membre du comité d'organisation d'« Embrase nos coeurs
». Ce comité, fondé par l'ancien pasteur de Belleville, Charly Cleverly,
aujourd'hui à Oxford (Grande-Bretagne), a organisé sa 9e conférence à La
Plaine-Saint-Denis (lire La Croix du 20 mars) avec diverses personnalités
exerçant un charisme de guérison dans le cadre du Renouveau charismatique
catholique et protestant. Par ce biais, Carlos fréquente de plus en plus de
paroisses catholiques : « J'y consacre 70 % de mon temps. » Si bien qu'en 2003,
il fonde l'association charismatique oecuménique « Paris tout est possible » (PTEP)
qui organise des sessions « de prière et guérison », telles celle au Pavillon
Baltard de Nogent-sur-Marne (lire La Croix du 23 novembre 2004), ou celles à
venir au temple de Saint-Ouen (1). De même, l'an dernier il a organisé une
célébration pour le Jeudi saint, à Neuilly, au cours de laquelle des
responsables orthodoxes, protestants et catholiques (notamment Mgr Gérard
Daucourt) se sont lavé mutuellement les pieds. L'évêque de Nanterre dit
d'ailleurs de lui : « Carlos, c'est le dérangeur de Dieu ! »
CLAIRE LESEGRETAIN
Dépêche AFP reprise dans « Midi Libre » et sur plusieurs sites web
« Rap banlieusard, rythmes berbères et yous-yous perçants : au pied d’une grande
croix, une dizaine de chrétiens d’origine maghrébine, musulmans convertis,
prient pour que la paix reviennent dans les cités.
“La racaille, Dieu change son cœur, Jésus est la solution” : Saïd Oujibou se
campe sur la scène du Pavillon Baltard, micro au poing pour inciter les 2.500
autres chrétiens rassemblés en ce vendredi soir à “demander la baraka de Dieu”.
Son copain Salim Bouali, crâne rasé et chemise brodée à l’orientale, prie
longuement à haute voix et en arabe, les yeux mi-clos. Ancien légionnaire, il
s’est converti voilà plus de dix ans, durant la première guerre du Golfe. “Mon
arme, ce n’est plus le Famas mais la parole de Dieu”, confie-t-il.
Saïd, d’origine marocaine, vit en banlieue parisienne avec sa femme Fatima,
également convertie. Salim, d’origine algérienne, habite Fréjus, dans le
sud-est. Tous deux sont des évangéliques convaincus et prêchent de concert à ce
rassemblement.
“Ce soir, nous sommes peut-être dans le seul endroit d’unité entre jeunes et
moins jeunes en région parisienne. Nous vivons quelque chose de prophétique dont
le pays a besoin. Il faut laisser une place dans l’Eglise à cette génération
venue du Maghreb.”, lance le pasteur Carlos Payan, animateur de l’association
“Paris Tout Est Possible”. Selon Salim, environ 3.000 musulmans sont convertis
chez les protestants et quelque 6.000 chez les catholiques.
“Nous travaillons dans les quartiers difficiles, là où la police ne peut pas
aller parfois”, dit Saïd, “mais nous n’avons pas peur”.
Lorenzo entre en scène. L’index levé, aux lèvres l’accent de la banlieue, il
"rap" une prière pour ses “frères, ceux des quartiers aussi, Amen”. Sous les
volutes de fonte des anciennes Halles de Paris, la foule tend les mains et
murmure une prière “en langues”, mêlant des sons rapides et désordonnés.
Un orchestre berbère arrive. La salle, debout, se trémousse. Une jeune femme
brune avec sa petite fille endormie sur la chaise à côté, un monsieur grisonnant
en K-Way bleu, un géant roux au sourire extatique : tous lèvent les bras en se
balançant. Des “alléluia” fusent.
Sur scène, les prêcheurs dansent aussi, avec un juif messianique (pour lequel
Jésus est le Messie), kippa sur la tête, et un prêtre en aube blanche, le
dominicain Benoît-Marie Berger, co-organisateur du rassemblement.
Plus tard, ceux qui souhaitent une “guérison” divine sont appelés à s’approcher
de la scène. Un homme dont le père a été tué durant la guerre d’Algérie, serre
dans ses bras un jeune d’origine algérienne.
En sortant, tout le monde se dépêche pour attraper le RER. Dans la rame, on
entonne un cantique. “C’est important en ce moment de se réconcilier”, juge
Margarita, jeune germano-équatorienne qui étudie la psychologie en France.
“L’amour est plus fort que tout”, insiste Nathalie, 31 ans, une Parisienne
d’origine ivoirienne actuellement au chômage, “catholique mais surtout
chrétienne”. Et pour la blonde Brigitte, 41 ans, venue du Var pour les trois
jours que dure ce rassemblement, “ces jeunes convertis, ils ont plus le feu que
ceux qui ronronnent depuis longtemps dans l’Eglise”.
Baltard 2005
Top Chrétien
« Du 11 au 13 novembre 2005, à l’invitation de l’association “Paris Tout Est
Possible” et de son président, le pasteur Carlos Payan, près de 2500 personnes –
catholiques, protestants, évangéliques, juifs messianiques –, venant de
différentes régions de France (y compris des DOM-TOM) et même d’Europe, sont
venues au Pavillon Baltard (Nogent s/ Marne) vivre trois jours exceptionnels.
Trois jours d’expérience de l’unité entre membres d’une même famille qui
découvrent la puissance et le bonheur de l’amour vécu ensemble en Jésus-Christ.
Trois jours de bénédiction du Père sous l’onction de l’Esprit Saint, onction
qui, selon les moments et les intervenants, a été douce comme l’huile dont la
femme a oint les pieds de Jésus, puissante et pleine de feu comme à la
Pentecôte, renversant les orgueils et les vanités du monde, consolant et
réconfortant les uns et les autres.
Trois jours de guérison à l’écoute de sa Parole : “Il envoya sa Parole et il les
guérit” (Ps 107)
Des intervenants de qualité et de sensibilités diverses : Jean-Claude Chabloz
(président des Eglises et œuvres évangéliques de Suisse Romande), Albert Franck
(prêtre, responsable du Renouveau charismatique au Luxembourg), Emmanuel
Rodriguez (rabbin de la communauté juive messianique de Paris), Mauri Coetzee
(formatrice évangélique), Silouane Ponga (prêtre de la Communauté des
Béatitudes), Patrick Fontaine (pasteur évangélique à Poitiers), Rémy Schapacher
(prêtre dominicain), avec l’aide d’artistes et de groupes musicaux.
Cette sensation de vivre un moment hautement prophétique a été augmentée lors
d’une soirée orientale animée par Saïd Oujibou, évangéliste nord-africain,
accompagné d’un groupe vocal berbère, alors que la France était déchirée par les
violences urbaines. Ensemble, ils ont ouvert les participants à un temps de
réconciliation avec nos frères d’origine maghrébine.
Temps prophétique, temps de bénédiction, temps de forte présence divine, temps
de feu qui ne peut s’éteindre, qui s’étend en France et en Europe.
Les témoignages reçus ne sont que remerciements et actions de grâce, témoignages
aussi de guérison physique et morale, mais surtout de foi retrouvée en Dieu
Sauveur et Seigneur du monde par l’incarnation de Jésus, mort et ressuscité pour
chacun et chacune, dans l’onction de l’Esprit Saint ».
Baltard 2004
" La Croix " du 23 novembre 2004 (dossier Sciences & Ethique)
" Les miracles que vous allez voir sont les manifestations de l'Amour de Dieu !"
lance le P. Silouane Ponga, prêtre de la communauté des Béatitudes. "Le seul
médicament, c'est l'Amour du Père" renchérit le pasteur évangélique Patrick
Fontaine. Ces deux hommes, connus pour leur "charisme de guérison", animent
ensemble la première soirée d'une session œcuménique, récemment organisée par
l'association "Paris Tout est possible" au Pavillon Baltard à Nogent-sur-Marne.
Après avoir joyeusement chanté, quelque 2500 personnes écoutent, maintenant
recueillies, les "paroles de connaissance" que les deux hommes lancent avec
fermeté. "Il y a des oreilles qui s'ouvrent", affirme l'un, annonçant ainsi
d'éventuelles guérisons de surdité dans la foule. "Ce soir, il y a des
délivrances accordées à plusieurs qui souffrent d'anorexie et de boulimie",
poursuit l'autre, en invitant ceux et celles qui se sentent concernés à venir
s'agenouiller pour recevoir une "onction de libération". La soirée se poursuit
ainsi à un rythme accéléré, avec "paroles d'autorité" pour chasser toute
maladie, et rappels de la tendresse du Père qui veut "donner à ses enfants
consolation, guérison et délivrance".
Comme d'autres personnalités connues pour leur charisme de guérison, le P. Ponga
et le pasteur Fontaine disent clairement qu'il n'y a là ni pratique de
guérisseur, ni recherche de toute-puissance ou de sensationnel, mais que c'est
au Christ ressuscité et à Lui seul que peuvent être attribuées les guérisons …
"Il faut accepter que certains soient peut-être guéris et d'autres non",
explique Carlos Payan, fondateur-président de "Paris Tout est possible" qui
exerce, depuis deux ans, un charisme de guérison. "Si les gens sont prêts à
vivre cette injustice, alors on peut aller plus loin", poursuit le pasteur
évangélique. Il ne doute pas, pour recevoir souvent des témoignages de
reconnaissance, avec dossiers médicaux à l'appui, que certaines des annonces de
guérison faites publiquement ce soir-là se confirmeront dans les jours ou les
semaines qui suivent …
" Christianisme Aujourd'hui " de janvier 2005
Organisée par l'association "Paris Tout est possible", la série de conférences a
affiché complet avant même l'ouverture de ses portes. Le public de chrétiens
charismatiques catholiques, de protestants, d'évangéliques et de Juifs
messianiques a suivi des conférences qui portaient sur le thème : "Je leur ai
laissé ta gloire afin qu'ils soient un". Carlos Payan, organisateur de cette
manifestation, a déjà mis sur pieds six conférences de ce type et le succès ne
cesse de se confirmer …
Quand on l'interroge sur les éléments marquants de cette manifestation, Carlos
Payan évoque la main tendue, dans la volonté œcuménique, aux Juifs messianiques.
"Pour de nombreux participants, c'était un évènement exceptionnel. Ils ont eu la
joie de célébrer l'entrée dans le Shabbat, conduits par deux rabbins juifs
messianiques, d'invoquer avec eux le Messie Yeshoua, de partager le pain et le
vin, de passer sous le voile de la réconciliation". Pour Carlos Payan, la
dimension juive messianique qu'il introduit désormais dans les manifestations
est l'amorce d'une nouvelle ère dans l'expression et la compréhension de la foi
chrétienne ; elle répond à un besoin.
Tout au long du week-end, se sont succédé des orateurs stimulant la foi et son
expression charismatique alors que, selon les organisateurs, bien des personnes
ne sont pas associées à cette mouvance, puisque l'invitation à ces rencontres
est très large …
Source: SPC : 10/12/2003
Rassemblement de 1500 à 2000 personnes : Le mot d’ordre était 'Paris Tout est
Possible'
Entre 1500 et 2000 personnes étaient rassemblées pour deux soirées, les 8 et 9
novembre, dans la basilique de Saint-Denis de la Chapelle, grande Eglise en
plein cœur de Paris, autour des thèmes “unité, onction, guérison”. Le mot
d’ordre était “Paris Tout est Possible”, également nom générique de
l’association organisatrice. Les participants, de tous âges et de dénominations
très diverses, avaient pour dénominateur commun une expression charismatique de
leur foi, et une attente forte de guérisons. Selon Carlos Payan, membre du
comité organisateur qui s’est longtemps occupé des rassemblements de jeunesse à
Mâcon, celles-ci ont été nombreuses et environ 200 personnes ont donné leur vie
à Christ.
Une prochaine réunion est prévue en 2004, avec une louange 24h sur 24, toujours
autour de la guérison.